Le Mans Métropole Habitat gérera bientôt 15000 logements

Réélue à la présidence de l’office public de l’habitat, Christine Poupineau va poursuivre le développement de cet acteur majeur du logement.

© Ville du Mans

Vous avez été réélue à la tête de Le Mans Métropole Habitat le 28 septembre dernier. Quel est votre état d’esprit ?

J’avais la volonté de poursuivre ma mission. J’ai été réélue présidente et Christophe Counil a conservé son mandat de vice-président. Cette stabilité est importante pour Le Mans Métropole Habitat. Nous allons nous attacher à poursuivre le travail lancé, notamment pour développer encore l’office. Je suis ravie de poursuivre ma mission. Nous avons constitué un véritable binôme avec Fabienne Delcambre, directrice générale de l’office. Cette complicité nous permet de faire avancer les dossiers.

Que représente aujourd’hui LMMH sur le territoire ?

Le Mans Métropole habitat est, aujourd’hui, le premier bailleur de l’agglomération avec 13 700 logements sociaux, soit plus de 50% des logements sociaux de Le Mans Métropole, 41 commerces et 2 700 garages, trois foyers pour personnes âgées et trois résidences sociales. L’office loge plus de 30 000 Mancelles et Manceaux. La Métropole compte plus de 23 500 logements sociaux, la ville du Mans  plus de 18 900, ce qui fait de Le Mans Métropole Habitat le principal opérateur de l’agglomération. Le Mans Métropole Habitat ce sont également 272 collaborateurs qui s’investissent chaque jour pour développer et améliorer le patrimoine et renforcer la qualité du service rendu aux locataires.

Comment se porte LMMH ?

L’office est solide grâce à une gestion saine et rigoureuse. Le Mans Métropole habitat garde sa capacité à se développer. Le budget est de l’ordre de 107M€ dont 48 proviennent des loyers. Notre parc immobilier est reconnu de qualité malgré son âge et très bien entretenu. Aujourd’hui, nous n’avons d’ailleurs plus qu’une cinquantaine de logements en vacance commerciale contre près d’un millier il y a 10 ans.

Quels sont les objectifs de ce mandat ?

En 2019, nous avons défini un Projet stratégique patrimoine sur 10 ans. L’objectif est d’atteindre le plus rapidement possible 15 000 logements pour se donner une marge par rapport aux critères définis par la loi Elan (les offices comptant moins de 12 000 logements doivent être rattachés à des structures plus importantes). 

L’office va également poursuivre la mise en œuvre de la feuille de route définie par Stéphane Le Foll en privilégiant les matériaux biosourcés, la végétalisation et le photovoltaïque dans les programmes de construction à venir. Cette volonté se traduit d’ores et déjà dans les programmes Marc-Seguin (gare Sud), Collines de Cérésia (avenue Bollée au Mans) ou encore Rosa Parks (rue de Saint-Aubin au Mans).

Où en est la campagne d’isolation par l’extérieur des logements ?

Depuis deux ans, plus de 1 400 ont été traités. Les prochaines opérations concerneront notamment les Maillets et l’Épine. Ces programmes permettent aux locataires de réduire leurs charges et gagner en confort. L’isolation par l’extérieur permet également d’embellir les quartiers. Le Mans Métropole Habitat va continuer à isoler par l’extérieur ces logements.

Des assises de l’isolation vont d’ailleurs être organisées en novembre...

L’idée de ces assises du 9 novembre est de créer une dynamique avec tous les professionnels, bailleurs sociaux et privés, copropriétés pour massifier ces opérations d’isolation. Il y aura des ateliers sur les aides financières et des tables rondes sur les innovations dans le domaine.

La ville va donc continuer à se transformer ?

Oui et c’est ce qui est passionnant. On travaille sur des dossiers, on voit les logements sortir de terre et les quartiers se transformer. Je pense notamment aux maisons construites à partir de containers du côté du cimetière Sud. Nous prévoyons de construire une trentaine d’appartements de la même façon. Une ville qui se transforme, c’est aussi une ville qui vit.