Plastigom va produire 60 000 masques de catégorie 1

Motivée par la volonté d’aider à la reprise des entreprises du territoire, Annelise Morin mobilise son usine de fabrication de chaussures.

© Ville du Mans

Répondant à l’appel de la Direction générale de l’armement (DGA) qu’elle reçoit par mail le 19 mars, la cheffe d’entreprise relève immédiatement le défi. En un temps record, via la plateforme gouvernementale qui assure la mise en relation directe des 800 fabricants de textile et ateliers de création français, elle se fournit auprès d’une entreprise de la Loire qui produit des tissus techniques destinés à la fabrication des équipements de protection individuels des pompiers, des militaires et des gendarmes.

Des deux modèles que la DGA lui envoie, son choix se porte sur le masque chirurgical avec des liens, jugé plus esthétique que celui en bec de canard. Accompagnés de coupons de tissus, les six masques échantillons, chacun se devant d’être préalablement lavé à 60°C, passé au sèche-linge puis repassé cinq fois, sont expédiés le 2 avril à la DGA (dont l’une des missions actuelles est de mesurer l’efficacité de filtration de particules des masques ou des tissus envoyés par les industriels).

Signifiée le 6 avril, l’évaluation classe ces masques en catégorie 1. Filtrant les particules de 3 microns à plus de 95 %, ils peuvent équiper des professionnels en contact avec le public.

Adaptant ses outils et son savoir-faire initial, Annelise Morin débute la fabrication dès le 7 avril. Les points forts de ces masques produits à Champagné sont d’une part leur fibre textile 100 % hydrophobe, composée de trois couches (polaire, filtrante et déperlante) et d’autre part, des liens cousus en bordure, comme des galons « plus long à fabriquer, mais qui tiennent mieux » précise Annelise Morin.

De 550 au départ, la fabrication journalière est actuellement de près de 2000 masques. D’ici la fin mai, 60 000 masques auront été confectionnés. Pour y pravenir, 11 des 15 salariés assurent volontairement la production, ceux initialement aux postes de montage de chaussures s’étant adaptés à l’utilisation des machines à coudre.

Vendus à prix coûtant, ces masques sont destinés aux entreprises et aux collectivités qui peuvent en faire la demande par mail.